
Des phrases
Des lambeaux
Des morceaux de peau
Arrachés au savoir inconnu
L’ignorant
Que tu portes
Au fond de toi
Comme un trésor
Textes et photos : Jean Lavoué. "Cernés de toute part, au milieu d'une dense forêt, un arbre nous amenant à un autre comme seule réponse, nous cherchons tous la clairière, l'ivresse définitive, le Vent du Large, la Liberté des plaines, la joie de l'étendue." Benjamin Flores-Leyton "Saviez-vous que les arbres parlent? Ils le font pourtant! Ils se parlent entre eux et ils vous parleront si vous écoutez." Tatanga Mani, Pieds nus sur la terre sacrée... Rilke, Guillevic, Cadou, Grall, Sulivan

Des phrases
Des lambeaux
Des morceaux de peau
Arrachés au savoir inconnu
L’ignorant
Que tu portes
Au fond de toi
Comme un trésor

Jean Sulivan
Un jour
Peut-être apprendras-tu
Pourquoi l’arbre est ton ami
Magnifique creuset
De l’énergie du ciel
Et de la terre mêlées
Leçon de vie
A portée de tes mains
De tes yeux
De ton cœur
Tu ne cherches pas à déployer
Mais à extraire
Tu creuses d’abord l’humus
Le terreau
Puis la roche
Tu veux le minerai nu
Le soleil enfoui sous les mots

Sous la Parole vive
Ce n’est pas un socle que tu cherches
Le trône d’une vérité
Mais la Vérité en marche
Sans le sou
Sans même une pauvre pierre
Où reposer sa tête
.

C’est une manne
Pour chaque jour de l’année
Fragile comme la rosée
Et chacun est bien fondé à se demander
Qu’est-ce que c’est

C’est un chemin de nuit
Qui t’a conduit de bornes nues
En plages errantes
Vers ce lieu sans écho
Où vivre se déploie
Les vrais amis
Sont comme les
arbres
Ils tendent leurs bras
ne plient pas
Ils grimpent vers
la lumière
ce qui les met en joie
Julos
Beaucarne
.
Désir nomade
Au-delà de l'inconscient
Remue le Saint-Esprit.
En un sens je prie
A longueur de jours.
Un visage, un arbre,
Une marche usée :
J'éprouve la déchirure.
Jean Sulivan
.
Le chant des arbres,
C'est la vie qui nous tient réunis
Je suis partout,
Veillant sur vous,
Sur cette
terre.
Jacques Bertin
.
Le vent
François Cheng
double chant
.
C'est aussi une cathédrale,
l'amandier en fleurs
tout bourdonnant d'abeilles...
Pierre-Albert Jourdan
Nous croissons comme les arbres ;
Nous croissons non pas à un seul endroit
Mais partout ;
Non pas dans une direction,
Mais tout autant vers le haut,
Vers le dehors que vers le dedans
Et vers le bas.
Notre force opère à la fois dans le tronc,
Dans les branches et dans les racines.
Il ne nous appartient plus
De faire quelque chose séparément,
Ni d'être quelque chose de séparé.
Nietzsche