mercredi 10 février 2010







Au jour le jour

Ta provision de ciel

Pour la route









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mardi 9 février 2010



Retrouver la forêt

Ce jour, il y a trente ans, "Sulivan longe la jeune chênaie et débouche sur la route de Suresnes... Février 80 commençait par de si beaux jours avec le tournoiement des oiseaux qui se posaient sur les mangeoires... C'est au milieu de cette route très large qu'il est renversé le samedi 9, en plein soleil, dans la douceur de l'air." Edith Delos - L'écart et l'alliance






Quitter

Est-ce possible

Si tu n’habites enfin pour de bon

Le lieu de tes racines







Toutes les choses retournent

à leurs racines authentiques.

Retourner aux racines se nomme la quiétude

et provoque la régénération.


Lao-Tseu








Un livre, qu'on le lise ou qu'on l'écrive,

doit être soluble dans la vie.

On doit pouvoir à chaque page

lever les yeux sur le monde

ou se pencher sur un souvenir pour vérifier le texte.


Lire n'est pas un loisir, c'est un labour.


Chaque phrase doit retourner l'âme du lecteur

pour y semer peut-être ou au moins l'aérer

au profit des racines qui dorment en nous.


Jean Sulivan














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lundi 8 février 2010








Poursuivre l’écriture

De ces carnets du vent


Sans méthode

Sans vouloir

Sans secret


Et son trésor obscur

Comme une énigme

A délivrer









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samedi 6 février 2010








Pour toujours devancé

Par l’aile et par l’oiseau


Le blé perçant la croûte

De la terre


Et la mie du pain blanc

Dans nos mains pour longtemps





Ce qu’il n’a pas écrit

C’est en plein vent

Qu’on en capte les traces !







Ses paroles sont celles d'un homme en marche : la couleur et l'odeur des champs les habitent, le vent dans les arbres, les gestes des hommes. Peut-être faut-il avoir été paysan pour comprendre, ou bien redevenir naturel ?

Jean Sulivan









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vendredi 5 février 2010





C’est lorsque tu t’absentes

Que tu vérifies la persistance de la trace


Tu élargis la demeure






C’est mon village d’autrefois avec ses fermes éparses, à l’ancienne, des chemins, des talus, des vrombissements de ruisseaux dans l’herbe et des arbres partout, qui sont encore de l’eau dressée dans le ciel.
Tout est vert. Je pense à la Galilée…

Certes je suivais ma nature en me déracinant…

Jean Sulivan









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jeudi 4 février 2010






Seul l’arbre

Indique avec insistance

L’axe de ta méditation






Quand on a mission d'éveiller,

On commence par faire sa toilette dans la rivière.


Le premier enchantement

et le premier saisissement sont pour soi.


René Char









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mercredi 3 février 2010








Certains vont au Poème

Sans passer par la croix


Toi tu ne crois qu'à la lumière

          Des mots qui crucifient












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mardi 2 février 2010

Photo Joseph et Claire Carpentier





Sans autre filet que la joie

Pour attraper un à un les mots du poème


Juste pour le bonheur

De les laisser libres










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lundi 1 février 2010










Méditer comme l’arbre

Sans se laisser détourner







« Longtemps je fus paralysé par cette pensée que peut-être je n’adhérais qu’à l’écorce. Maintenant je crois savoir un peu mieux. De même que la sève d’un arbre ne passe que par l’écorce, de même la vie est véhiculée par une parole d’homme, non par des idées séparées. La parole est divine (ou Parole, à votre gré) non par l’idée mais par le Souffle. Elle met en marche. »



Jean Sulivan






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dimanche 31 janvier 2010









Est-ce qu’un seul jour

Le soleil fut sans portée


Est-ce qu’une seule fois

Sa lumière t’a trahi










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samedi 30 janvier 2010








Et si la voie n’était

Que ce sourire au ciel



Cette terre donnée

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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mercredi 27 janvier 2010









Poésie verticale



Tout simplement ce temps

Ramassé sous l’écorce










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mardi 26 janvier 2010


Yosémite




Ce matin une fois encore

Le Soleil t’a précédé


Tu es né de sa lumière

En Lui depuis toujours tu es









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lundi 25 janvier 2010








Dans la clairière

La forêt refait ses forces

Se nourrit de lumière

Face à l’obscur qui vient









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dimanche 24 janvier 2010


vallée de Yosémite, avril 2005





Toi

Toujours en partance

Comment n’aurais-tu pas choisi l’arbre

Pour tenir compagnie aux sources








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samedi 23 janvier 2010


Yosémite, avril 2005







Lorsque la tempête survient

Seul un point à l’infini

Tout à la base du tronc

Demeure parfaitement immobile





S’il consent à la force des racines

Rien ne peut le renverser









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vendredi 22 janvier 2010








A mesure que tes mots s’effacent

Les amis sont là

Pour lier la parole









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jeudi 21 janvier 2010









A croître en toutes directions

Seul te restait l’espace vide

Tout au centre

Qui te coûta si longue peine

A retrouver









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mercredi 20 janvier 2010











Un si long chemin

Pour parvenir à la parole

Qui te révèle


Invisible comme source

Courant sa vie sous la terre


Miracle

Aux portes du mystère

De se laisser toucher










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mardi 19 janvier 2010









Habiter en tout lieu

Son lieu


N’en être jamais séparé









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lundi 18 janvier 2010








A travers tous les êtres

s'étend l'unique espace,

espace interne du monde...


Les oiseaux volent en silence

à travers nous...



Rainer Maria Rilke








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samedi 16 janvier 2010






Même quand mon ombre est penchée


Je garde la tête droite




Georges Castera, poète haïtien





















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vendredi 15 janvier 2010










Tu acceptes bien les saisons.

Adhère à l'hiver de l'isolement,

à toutes les saisons du coeur et de l'esprit.


Que se fassent les labours

pour les semences nouvelles.



Jean Sulivan









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jeudi 14 janvier 2010








Je suis le Chemin


Jean 14














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mercredi 13 janvier 2010







Réussir sa vie.

Quelle prétention illusoire.

Etre présent à soi.

Vivre non pour soi, mais par soi.

Organiser son existence dès que possible,

en fonction de la présence aux instants

c'est à dire de la vie intérieure.


La "vie intérieure" n'a rien à voir avec l'idéalisme.

Il s'agit de la vie concrète

proche de la sensation

qui perçoit l'invisible dans le sensible.


Jean Sulivan







"N'oubliez pas, même si vous êtes occupés, même si vous traversez la cour à la hâte, absorbés par vos tâches urgentes, n'oubliez pas de lever un instant la tête et de jeter un oeil à ces immenses nuages argentés, au paisble océan bleu dans lequel ils nagent. Faites attention à cet air plein de la respiration passionnée des dernières feuilles de tilleul, à l'éclat et la splendeur de cette journée, parce que ce jour ne reviendra jamais, jamais! Il vous est donné comme une rose ouverte posée à vos pieds, qui attend que vous la preniez, et la pressiez contre vos lèvres."


Rosa Luxemburg












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mardi 12 janvier 2010







Sans doute ai-je plus reçu des livres

Que d’aucun autre maître


Mais en chacun d’eux

C’est le Maître que je cherchais







« N’avoir jamais été blessé par un livre

C’est n’avoir jamais lu »


Jean Sulivan









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lundi 11 janvier 2010







"On dirait parfois
 
que nous sommes au centre de la fête.
 
Cependant
 
au centre de la fête il n'y a personne.
 
Au centre de la fête c'est le vide.
 
 
Mais au centre du vide
 
il y a une autre fête."


Roberto Juarroz














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dimanche 10 janvier 2010








Dès que j'eus quitté les pauvres gens,

Je n'ai trouvé que des académies ordonnancées.


Je n'ai plus d'apparence limitée,

Toutes mes formes sont entremêlées.


Mes libertés de plante vont grandissantes,

J'ai tenu toutes mes promesses dans le vert.


Armand Robin









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samedi 9 janvier 2010








Laisse l'arbre écrire en toi

Fais confiance au geste qui respire



Ecrire pour ajouter à la page

Son poids de neige et de silence

















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vendredi 8 janvier 2010








De détachement en détachement

Par des détachements qui n’auront pas de fin










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